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27 janvier 2008

MERCI MIDIBLOGS / THANK YOU MIDIBLOGS

Merci à la rédaction du Midilibre pour cet encart sur mes blogs, je ne m'y attendais pas ... mais comme j'ai des indicateurs qui lisent la presse sportive pour moi, j'ai été prévénue.

J'espère que vous me porterez chance dans ma recherche de galerie sérieuse....croisons les doigts.

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15 janvier 2008

UN JOUR - TEXTE ET IMAGES

       « Un jour ». Série de 3 plaques imprimées conjointement. 32 états successifs. En tout, 62 estampes. Eau- forte, pointe sèche, aquatinte et mezzotinte. Réalisées de 2001 à 2004. Numérotées à gauche et annotées au dos. Série montrée en long, de la fin au début et inversement. C'est en tout cas un aventure assez inouïe, qui aura duré 4 années, j'espère qu'un jour je verrai cette série, longue de 32 mètres, sur un beau mur blanc, ni trop lisse, ni trop rugueux !!. Voici le texte annoté sous chaque estampe, bon voyage !. ( Si vous souhaitez voir la série en défilé, image après image, rendez-vous dans l'album GRAVURES série UN JOUR.

Parfois, je voudrais qu’il n’y ait rien /  

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Je voudrais me réveiller dans un espace sans nom /
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et l’ouvrir comme cela. / 

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                                                                Je veux /

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                                                                        qu’il soit /
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ouvert, /

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                                           qu’apparaisse le paysage que j’aime /
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                                                      ses collines lointaines /
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                                                                    ses courbes pleines. /

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                                                 Je veux un chemin vierge, /
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                                       que je halebarderai de mots nus, /
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                                      au creux d’horizons, en haut d’abîmes./
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                                     Et cela n’aura plus rien d’un paysage…/

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                                                    ce seront de ondes…/
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                                                    traçant des mêlées /
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transpercées aussi /
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                                                 par des rythmes hérissés /
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dans de pâles grottes phrasées /
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                                              empalant , par strates /
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                                                               par marées /
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                                                             par flux /
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                                               par chapes gazeuses /
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                                                             les brumes /
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                                         d’un printemps. Ce sera /

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                                                          le matin. /
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                                                Une impression d’altitude /

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                                                et de transparence. /

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                                        Ce sera, signifié, les hauts et les bas, /
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                                           le drapeau altier de mes terres roses /
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                                                   d’où surgira le trésor, /
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                                                       l’étendard vertigineux /
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                                             des mots. D’un jour de mots.

Série que vous pouvez regarder en écoutant un morceau de musique de Mr Dusapin, ou bien peut-être un morceau pour piano de Philip Glass...Ligeti aussi fonctionne bien. 

 A.Vanier-drüssel

09 janvier 2008

GRAVURES / ETCHINGS

Lorsque j’ai débuté cette technique, je ne connaissais ni les travaux des anciens ni ceux des contemporains. Je suis donc venue à la gravure avec mon vocabulaire propre, avec ma mise en page, jugée très serrée d’ailleurs (je ne suis toujours pas une fan des grands blancs autour du passage de la plaque, je trouve que cela n’apporte rien d’exceptionnel et fait souvent flotter un motif pauvre dans un espace invoulu ) et avec des images que je voulais faire, parce que je les voyais avec ces noirs-là, ce relief-là.  Sans presse taille-douce pendant un an j’ai naturellement adopté le monotype ( tirages à la poignée de porte…écrivez-moi pour les techniques, donner des petits trucs est toujours un plaisir ) et exprimé par ce moyen ce que je vivais alors…et qui méritait des noirs intenses.

Dans les ALBUMS PHOTOS des séries de gravures, j’ai ordonné les images en suivant une ligne personnelle, la chronologie n’est pas très importante, je fonctionne par association d’idées, de lambeaux d’images générées soient par le « spectacle du monde » -offert par la TV, le cinéma, mes lectures, soit par les évènements de ma vie et aussi, il faut bien le dire, par les sons, puisque la musique accompagne mes journées.

Eisenstein peut donc s’associer à Rembrandt, toucher Penckimpah, qui va frôler Sibelius ou Glass, arracher un bout du mois d’Octobre 98 de ma vie, venir achopper sur le Semeur de Bacon pour aboutir à des traits sur une plaque pour la série LEMOTS.

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J’assume l’aspect illogique de cette mise en diaporama, j’assume le plaisir inouï et la douleur aussi de larguer sur cet écran gelé des centaines d’images qui ne vivent qu’en les palpant…Je mise sur votre intelligence de spectateur, conscient de sa chance de posséder un outil devant lequel l'Homo Sapiens pleurerait d'envie !, pour ne pas vous contenter de la surface et pour sans cesse approfondir ce qu'il voit de prime abord sur ce simple blog.

Le noir peu à peu a disparu de mes gravures, j'en avais assez de cet aspect sombre, virtuose visible, facilité à faire tomber le spectateur dans les affres de la pensée sinsitre, et je voulais être fière du côté "fille", rose, pâleur, douceur, rondeur. Le blanc peu à peu, essai après essai, est venu tuer le sombre, la sentimentalité dangereuse, pour donner une matière souple à l'oeil et très sensuelle.

J'aime les épreuves uniques, simplement parce que j'ai toujours imprimé tous les tirages indiqués, c'est aussi une façon de forcer ma confiance en ma production future, en ma capacité de renouvellement, si je ne me renouvelle pas c'est que je ne suis pas digne de rester dans les annales, voilà tout. Il n'y a rien, hormis ceci, à forcer.

Les papiers: ah les papiers, mon préféré c'est le Hanehmülhe, soyeux, fibres longues, reprenant sa forme avec justesse, acceptant la torture des états mous de l'humidité...et les japons, très fins, vraiment très fins, si fins que pour prendre une feuille il faut la rapidité et la dextérité de l'aigle, sinon, le papier est déjà sec.

En gravure je n'aime que les difficultés, les paris impossibles, les techniques lourdes, ce qui peut apporter quelque chose, répéter m'ennuie, et si je m'ennuie en faisant ce que j'aime je ne vois pas comment une autre personne peut s'amuser en regardant !.

Le métal : LE CUIVRE, blond, chaleureux, rond. Je suis sensible au travail de ce minerai rare, souple,  son passage sous les rouleaux énormes, pour confectionner les bandes ...c'est physique je ne peux graver que sur lui, les autres me paraîssent frigides et stériles. La tactilité est une chose très forte en gravure, puisque tout en "visible" du bout des doigts pour un graveur...je suis une ancienne très myope, des ancêtres aveugles peut-être ...j'ai le goût de la tactilité donc.

A présent je connais les anciens et mes contemporains et je ne vois aucune frontière, la mort n’existe pas en Art, le film est continu et immortel, c’est ce qu’avait compris et dénoué Malraux.

Aujourd'hui, après 2.000 tirages réalisés en 8 ans, mon oeuvre gravé attend d'être vue, mon bras droit lui m'a lâché peu à peu et je ne pratique plus cet art que j'espère avoir aimé pour lui, et non pour moi.

La technique ne signifie rien, le temps passé sur une plaque non plus, de très lentes et appliquées horreurs naissent tous les jours et encore trop de graveurs vous disent le temps passé pour vous émouvoir et vous impressionner. Je n'ai jamais aimé ni l'artisanat soufreteux ni le travail scolairement rabâché.

EN CE MOMENT

En ce moment, j’envoie des dossiers ou ma lettre d'information, à des galeries qui montrent des images fortes et intéressantes. Il me semble que mon blog est assez complet maintenant et qu'il montre assez justement l'ensemble de mes travaux.

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                               Ces galeries je les ai repérées soit sur les sites des foires d’Art contemporain soit sur celui de artnet.com qui est très sérieusement fait.

Si je me permets d'envoyer des images de mon travail à des galeries de la FIAC OFF (prénommée SLICK) et à des galeries qui sont présentes dans d'autres foires d'Art Contemporain, c'est que certains de mes acheteurs réguliers achètent aussi là-bas et dans d'autres foires ... j'y vois un signe, à moins que cela ne soit un hasard...mais le hasard n'existe pas, alors ...

 

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08 janvier 2008

CARNETS + CROQUIS LE TEXTE

La série des gravures, le cercueil et le livre d'artiste mural unique se trouvent dans l'album "GRAVURES CA+CR " et "LIVRES UNIQUES".

Le texte ci-dessous est le texte écrit et répété, scandé à l'eau-forte durant 14 états.

Mezzotinte à mort. 1ère étape, commencée le 17 Juin 2001.

« L’équilibre est chose angéline, l’humain lui est étranger. Comment donner au matériel du spirituel. Surpasse les mâitres sinon rien. Etre un artiste complet, non pas le plus complet mais LE complet. Etre humaniste. Répondre aux questions de mon temps. Leur dire d’arrêter de graver, comme Immendorf leur intima l’ordre d’arrêter de peindre. Ne pas gaspiller ma vie. Je ne cherche pas à arriver, je souhaite arriver à chercher. L’âge, le temps donne la mémoire du juste, le mot alors restitue la complexité du vivant. Ma vie est si chaotique. Je crois que l’homme est amoureux de sa tragédie… 04/07- Mon fils a eu quatre ans avant hier. Ier tirage des pictogrammes. Tâche énorme, prométéhéenne. Ils me regarderont à la loupe, ils me décortiqueront, comme j’aurais décortiqué leur monde. Le 02/07/01 – Je suis morte étouffée, empalée, pendue, ouverte vive. Je suis le serpent qui se mange la queue, l’avaleuse éternelle de ma vie. Les sources de mon Art sont dans ma cohérence primitive. J’ai voulu mourir en voulant vivre, mais je suis morte à vouloir vivre, maintenant que je ne veux plus vivre, je vis vraiment. L’IMAGE NE  SERT A  RIEN SI  ELLE NE SERT A RIEN. 14/07 – ma vie me parle de ma mort quotidiennement. Je laisse le vide mourir de lui-même et renaîs. Chaque jour j’éspère que mon cœur revivra aux traits du monde, s’en gavera et me laissera le soir, anéantie, prête à re-mourir pour revivre le lendemain. Juste le trait parfois sauve la vie. Les pierres crient ECOUTEZ !!!. Je vais trouver le trait qui érode, croyez-moi, je vias le capter et le restituerai, mais il sera indéchiffrable pour mes contemporains, forcément !. Antonin je te lègue tout, absolument tout, tout ce que je n’aurais pas détruit  avant !. 15h02 06 sept 2001- vouloir les choses. «  La connaissance ne nuit pas et je crois que l’on transgresse d’autant plus aisément les lois qu’on les connaît mieux » - Matisse. Je travaille sur le souvenir, la mémoire, mon souvenir, forcément intime et personnel des choses. La mer est loin à présent, mais j’ai gardé en moi son mouvement, son incroyable opiniâtreté à refaire sans cesse le même trajet. Je monte, je descends » . AVD 2001-  1ère feuille carnet imprimé.

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INTERVALLES ET STATIONS TEXTES ET IMAGES

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Au sujet d’ «  I ntervalles  et  S tations  » , Livre mural édité à 10 ex + 1 ea, 23 tirages , encre blanche sur papier Japon 40 grs. Ne me restent que deux exemplaires.

Si il m’est si difficile de raconter la genèse d’un livre, c’est parce qu’il se tient par des milliers de fils invisibles dans mon esprit. Comment dire  chacun de ces fils ?, Au mieux puis-je vous écrire ceux-ci : En 2001 j’ai installé dans ma voiture un petit carnet quadrillé mesurant 14 cm x 10,5 cm. ( depuis 10 ans j’utilise ces carnets qui me suivent partout ).   Depuis 5 ans mon regard est arrêté chaque jour par la même ligne d’horizon montagneuse, qui crante le lointain de bleu de Prusse. Depuis  5  ans  je  roule  sur  les  mêmes  routes,  j’empreinte les mêmes chemins, me penche dans les mêmes virages, observe les 4 saisons des mêmes lieux. C’est  sans  aucun doute le fil le plus épais que celui de la répétition qui fait  se  creuser  le  sillon  de  ma  mémoire,  que  celui  qui  voit cette réfection constante du monde autour de moi, depuis 5 ans. Je roule sur cette départementale 32 pour aller chercher mon enfant à l’école, puis l’y ramener, quoi de plus banal que ces allers-retours qui sont comme un ronron sans fin ni début. Et  pourtant  c’est  ce  qui aura aiguisé en moi la part contemplative. Peu à peu, jour après jour, trajet après trajet, je suis parvenue à tuer mon dégoût de cette route monotone, en adoptant une autre posture mentale.  Ce qui m’entoure alors, là où vont mes yeux, tout, de la lumière qui semble balancer  dispendieusement  une étoffe  de  vie  sur  ces  panoramas  qui  sont devenus  mon  quotidien visuel, jusqu’aux dénivelés étourdissants qui passent sous  ma  voiture docile, qui roule sans savoir, tout aura contribué à mon désir de noter la spécificité de chaque courbe, de chaque plein de colline, de chaque nuance de gris sur les massifs, de chaque torsade de bitume, de chaque contre-courbe  de  ce  même bitume. Noter  toutes  les  chairs  possibles de cette D32 pleine. Faire un livre, le concevoir est chez moi l’ultime marque d’une nécessité qui agit  comme  une  atroce  démangeaison  irrésisitible,  parce que je sais que je dois  le  faire et  que  c’est là  la  pierre  angulaire qui deviendra une référence d’appui  pour  mon  intime  suite  et  que  cette référence, je  ne  pourrais  m’y soustraire, l’ayant fondée moi-même. Ainsi  «  Intervalles et  Stations  », tout comme  «  T R O P H E E S » revêt  l’importance  que  je  lui  accorde  quant à ce qui fut avant, et quant à ce qui sera après. Faire ce livre, prendre des plaques, reprendre les carnets de croquis, sélectionner les plus justes, décider du format des tirages à venir ( pour « I et S », j’ai conservé le format des carnets )  choisir  le  papier,  décider  de l’illisibilité  du  colophon,  trouver  la personne apte à reproduire mon schéma pour  en  faire  un boîtier solide ( «  I et S » pèse 4 Kgs ) tout  autant que beau, c’est toujours risquer de tomber.   Le trac alors me tient, me recroqueville et seule cette démangeaison atroce, seule  l’irritation  de  cette  colère  dûe  justement  à  cette chose qui me gratte mentalement me fait sortir du trac et attire mes mains. Une route, sa répétition auront donc suffit à faire «  I et S », tout le reste, tous  les  autres  fils  sont  bien  trop  serrés  pour  que  j’en  puisse sortir un et l’examiner… c’est  la  pelote  qui est trop grosse ou l’examinatrice qui préfère s’atteler  à  la  suite  des  évènements. C’est ce qui vient après qui peut encore mieux faire comprendre l’avant.

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N°1- Vendredi 18 Juin- 16h05

« Il y a des jours sous forme de rêves, des jours où seul le vent, l’air sur ma peau, une certaine musique, certains sons, une certaine allure en voiture me font sentir un espace ignoré les autres jours, où comme dans un songe éveillé, je vois les gens mais ils ne me voient pas, où la lumière sur ma peau ne chauffe pas ma peau mais mon cœur. Je ne sais pas ces jours-là si je vis ou bien si je suis morte il y a longtemps mais rien ne me touche, tout me pénètre et me traverse, les ryhtmes, les images : je suis debout dans un tableau immense et profond, mais je n’y fait pas corps- Etrangeté ».

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                                                         N°2-Vendredi 07 Mai 2004 –16h11 « Semaine toute molle, dégonflée je suis- Course de nuages dans le ciel, je ne vois que cela d’authentique ; envie profonde de solitude jusqu’en Juin ».
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                                                   N°3- Vendredi 21 Mai- 16h09
« J’arrive de plus en plus tôt…c’est, non pas un lapsus mais un acte, une portée révélatrice vers ici, sur cette place de gravier jaune pâle, nue, laissée nue pour s’y garer, pour y attendre. Ici plus qu’ailleurs on attend au son des pensées libres des enfants-oiseaux prisonniers qui s’évadent de ces murs, aux comptines collées, aux alphabets dépliés, en volant ». « Il me semble que les deux arbres d’en face sont morts".

 

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                                                                  N°4-Mardi 18 Mai- 16h11 « Les vertèbres de la route, baleines piquées droites, rigides, hérissées, se tenant la main. L’articulation des routes. Une belle courbe de route, c’est comme un joli dos, cela donne avec la paume de la main, le désir de toucher. L’odeur du bitume fondant. Cette roche écartée en sang à droite, jaune et sèche à gauche que l’homme a ébahi et que mon esprit s’acharne à voir refermée. »

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                                                    N°5-Mardi 11 Mai-16h010

« Comme j’aime lorsque je plonge dans le travail, comme c’est bon. Je lis une très bonne bio de Gérard de Nerval. Presque terminé le motif du pont du diable sur le paravent. Me reste à aller dessiner sur place plus précisément pour les panneaux gauche et milieu. J’ai envie de faire exploser le motif, mais je ne sais pas encore comment. J’ai écris à l’huile écrue sur le « triptyque des nains ». »

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                                                                    N°6- Lundi 14 Juin
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                                                             N°7- Mardi 15 Juin- 16h09

« Lorsque la nature en aura soupé de nous, elle fera table rase de notre prétentieuse petitesse ».

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                                                   N°8- Mardi 05 Octobre – 16h10

« Ciel gris moyen- Plombé vers l’horizon- Les apparences sont souvent trompeuses…et je sais de quoi je parle…le  philactère infini… ».

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                                                                N°9 – Samedi 11 Décembre – 

   En allant chez les keh à Fambetou- « Le ciel entamé ».

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                                      N°10 – Jeudi 13  janvier 2005 – 9h17.        

« le fantasme de la bonne humeur permanente distribuée par la télévsion, est plus qu’une erreur, c’est un non-sens ».

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                                                    N°11- Vendredi 15 Octobre- 16h07

« Début du froid- Le ciel, son glissement, nos glissements souverains, les hommes ne regardent plus le ciel, est-ce qu’ils ne cherchent plus rien ?. »

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