« 2007-10 | Page d'accueil | 2008-01 »
17 novembre 2007
ACQUERIR
La plupart des travaux que vous verrez ici n'ont jamais été exposés. Depuis 6 mois je pense que mon travail mérite, vraiment, maintenant, d'être montré...donc...donc je fais en sorte d'être visible et de l’être beaucoup dans les années à venir.
Pour acquérir un de mes travaux, c'est simple, vous m'écrivez à mon adresse mèl avanier.d@orange.fr en me précisant l'image qui vous intéresse, et je vous recontacte. Au préalable sachez que je pratique à l'atelier les mêmes prix que dans les galeries dans lesquelles j'ai des oeuvres en dépôt, que tous les prix comprennent l'envoi, hormis bien sûr les livres uniques lourds qui eux, demandent un transport plus attentif que celui, fourni par La Poste et que bien sûr cet envoi est accompagné d'une facture avec photo de l'oeuvre acquise ( Maison des Artistes ).
Mes gravures sont toutes des pièces uniques, je fais soit des tirages uniques, soit de 2 à 4 tirages avec papier et encre différents, les prix sont en conséquence,
à bientôt peut-être.
Anne Vanier-drüssel
INTERVENTION ARTS PLASTIQUES 2005
L E M Y T H E
Voici comment, en 5 mois et quelques 24 heures, 30 personnes en classe de Ière ont réalisées ensemble un objet tridimensionnel – nommons–le sculpture - ayant pour thème: le Mythe. Je suis intervenue dans les classes de Marie-Noël David, au Lycée du Mas de Tesse de Montpellier, de Janvier à Mai 2005. A dix-huit ans ou bien à quarante le mythe est un sujet bien épineux, et celui qui tente une approche trop unilatérale se voit rapidement englouti sous des informations de tout type, de tout ordre, de toute espèce. Il faut dans ce sujet aussi vaste que le phénomène Humain en soit, faire preuve d’humilité en prenant un certain lieu d’observation qui sert de lentille grossissante et par ce monocle d’observation tenir très fermement le sujet, surtout lorsque le temps est aussi compté que celui que nous avions, moi et ces élèves pour « faire ».
Lorsque Mme M.N David m’a proposé d’intervenir dans sa classe - dans ses classes plutôt , puisque la répartition des 30 élèves se fait en deux groupes distincts: celui qui s’oriente vers la « vente » et l’autre qui pointe vers les « services », deux groupes qui, somme toute, résument assez bien les deux pôles extrêmes de notre société – je ne savais ni comment se faisait une intervention « type », ni quel serait le sujet de cette intervention, je savais encore moins comment j’allais amener des jeunes gens à FAIRE plutôt qu’à parler de faire, enfin, j’ignorais absolument l’impression que me ferait le fait d’être dans une classe à la place de celui qui enseigne et si j’allais apprécier cela. Ne souhaitant pas anticiper sur mes sensations à venir, je répondais par la positive à M.N David tout en me laissant, au fond de moi, la liberté d’arrêter si au premier contact avec ces jeunes, je n’éprouvais rien de bon.
Ils se sont donc courageusement moulés une partie de leur corps, à l’aide d’une plaque de résine mesurant 20cm x 20 cm, et donc ils se sont représentés dans l ‘espace. D’une façon certaine cet objet est l’instantané de leurs vies unies, là, en cette année où incidemment je les ai rencontrés ensemble. Tous nos rendez-vous, toutes ces interventions réalisées comprenaient une « ouverture » sur le travail à faire ( désignation des phases, but des deux heures ), une explication pour qu’aucunes questions ne restent en suspens, un « amollissement » salutaire des défenses de chacun pour que leurs mains soient, enfin, libres de FAIRE.


09:15 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lycée Mas de Tesse de Montpellier, DRAC LR, intervention arts plastiques, Le Mythe, Camus, Francis Ponge, Paul Valéry
13 novembre 2007
LE MYSTERE TEXTE ET GRAVURES
de droite ( décomptée en bleue ) à raconter, une ligne par état.
Les questions que je me posais : jusqu'à quel chiffre irais-je sur la
plaque de gauche et pourrais-je écrire toute la nouvelle sur celle de
droite?.
1- plaque autoportrait.1er état- Nouvelle « le mystère ». 7 à 57
Début du geste 1.
4- Pendant ce trajet de retour, elle décide d’aller dormir près de la rivière. 161 à 206. g 3
5- Il fait très beau, temps de fin Juin dans le sud, elle écoute la radio très fort. 207 à 243. g 4
6- Près de l’eau courante, sur les cailloux, les deux femmes, hier déjà là, sont installées à la même
place. 244 à 282. g 5
7- Elle va prendre « sa » place, étale sa serviette sur les roches plates, s’allonge. Elle voud- 283 à
316 . g 6
8- -rait s’endormir mais elle se met à pleurer. Le soleil brûle déjà. Ses larmes braises coulent ? Elle
ferme les yeux. 317 à 340. g 7
9- Elle essaie d’oublier. Oublier ce mal qui la dévaste tous les 15 jours. 341 à 364. g 8
10- Quand elle doit laisser son fils. Absence de haine. Une énorme.. 365 à 382. g 9
11- fatigue de tout, de tous. Mourir peut-être serait la solution. Ici tant de beauté, contraste de ces
beautés. 383 à 396. g 10
12- Le bruit de l’eau sur les galets, les traces du vent dans les feuillages, le soleil. 397 à 404. g 11
13- L’extrème beauté même lui est douleur. Rester là, sans bouger. 405 à 423 . g 12
14- se vider soi pour faire corps à ces éléments. Oublier, occulter lui est impossible..424 à 443. g 13
15- même en le voulant. Dormir ?. les larmes rentrent dans ses oreilles. Elle regarde.. 444 à 461. g 14
16- le ciel. Une buse tourne et cherche. Elle ferme les yeux. La cha.. 462 à 475. g 15
TEMPS = 8, forme le sablier. Mon temps commençait à 7 (8-1(10=1)).
Le début est égal à la fin. La boucle est bouclée.
pour regarder la série en défiler, cliquer sur l'album correspondant puis activer le
diaporama en mode très rapide....bon film.
15:05 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Série d'eaux-fortes, gravure contemporaine, récit et gravure, Vanier, Anne Vanier-drüssel
LE TERRITOIRE TEXTE ET IMAGES
TERRITOIRE+ASYMPTOTE.
Il revenait de la bibliothèque à vélo.C’était le Sud, le printemps y était précoce. Il faisait beau mais pas encore chaud. L’homme avait trouvé cette maison de village à louer un an plus tôt. Elle était assez grande pour y vivre et y travailler.
Là, dans cette drôle d’habitation tout en hauteur, coincée entre d’autres, il n’avait rien fait pendant toute une année , sa souffrance avait prit tout l’espace des trois étages et tout son temps en avait été arrêté, là, à cet enfermement volontaire, salutaire.
Cette chose en lui, c’est ainsi qu’il la nommait, il en avait accepté les lois insensées. Il l’avait laissée le prendre entièrement.
Parfois à force de larmes, de déambulations folles dans les escaliers elle se fatiguait. Il pouvait dormir. Elle revenait plus tard, lui vrillant le ventre de colères tues, de rancoeurs excitées, lui tuant le cerveau à coup de mots sales, d’images moches, elle doublait la dose et cela l’avait souvent laissé s’abandonner à devenir une bête, il l’avait lu dans les miroirs.
Un jour, pendant une de ces crises il était allé se blottir sur son lit, de guerre lasse.
Sa main droite avait pris sa main gauche et un mouvement de caresse était né de ce peau à peau. Les mains s’étreignaient lentement en permettant à une consolation infime de naître en lui et de s’élargir dans le silence..
Le mouvement de ses mains dégagea une chaleur nouvelle. Cela surprit la chose en lui. En effet, comment prendre le dessus sur un homme qui renonce au combat et qui se laisse aller au pardon de soi ?.
Comme une corde lisse autour de laquelle les mains n’ont pas de prise, il pleura sans rage, il pleura de fatigue, il pleura sur lui, uniquement sur lui , avec plaisir et longtemps. Quand il n’eut plus de larmes, il s’aperçut qu’il s’était pardonné.
Un matin tôt, alors qu’il buvait son thé sur la terrasse donnant sur les toits, il fixa longuement la cime du grand cèdre qui se balançait lentement. Ce mouvement ample, allant au rythme de l’air ne paraissait pas gêner un pigeon qui était perché sur une des plus hautes branches.
L’homme suivait l’oscillation langoureuse et hypnotique tandis qu’ un soleil nouveau jetait une lumière limpide sur l’horizon pommelé de vert et d’orange. L’homme ne bougea pas, il pensa à deux mots : LE BEAU.
La chose déjà moribonde disparut.
Un air neuf emplit le ventre de l’homme.
Ce matin-là, quelques jours après sa première inscription à la bibliothèque de la ville voisine, il redécouvrait l’état d’être un humain en pédalant dans les ruelles pentues de ce village d’exil.
La douleur gonflait dans ses cuisses amaigries et l’air frais lui brûlait les poumons. Arrivé devant chez lui, il ouvrit la porte, rentra son vélo, referma la porte puis sortit de son sac à dos les livres empruntés et sur la liste des corvées qui était posée sur la console du salon il barra deux mots: poste, bibliothèque.
Au-dehors la cloche de onze heures sonna. Après s’être fait réchauffer un reste de café il savoura le silence d’avant la sortie de l’école sur le pas de sa porte. Il n’entendit rien de ce qui s’approchait de se mollets. Lorsqu’il se demanda ce que pouvait être cette douceur contre se pieds encore ankylosés, il sursauta :
« …mais…encore toi !, allez file…va-t’en…pcchht ! ». Une boule hirsute et mitée sur le train arrière, une chose noire aux pattes, beige au ventre fila le long du mur comme une boule tirée violemment par un fil invisible.
C’était un chat errant, un chat mendiant qui, pour se nourrir devait crever les sacs poubelles, qui pour dormir se roulait en boule dans un creux de mur, qui buvait dans les flaques d’eaux croupies ou vers les abords des fontaines du village, c’était une de ces bêtes toujours aux aguets, regardant le passant comme un danger et les enfants comme des ennemis, toujours à chercher une femelle en chaleur pour marquer son territoire précieux, vital. Il pissait et déféquait sur les paillassons dès que son odeur disparaissait un tant soit peu. L’homme su que c’était celui qui dès qu’il avait le dos tourné s’installait sur sa terrasse, se lovait sur les coussins du siège en osier, y venait avec ses conquêtes pour s’accoupler, c’était le même qui faisait tomber ses pots sur le toit du voisin, il reconnaissait ses couleurs bariolées et pâlies par l’usure des batailles.
L’homme s’étonna d’avoir été autant surpris.
Il referma la porte, un peu vexé et soudain énervé d’avoir été dérangé dans ce moment de pensées douces.
Revenu dans le salon il regarda la pile de livres rapportés. Là-bas à la bibliothèque il n’avait pas mis longtemps pour faire son choix, il n’y avait presque rien qui pouvait l’intéresser dans ce qu’ils appelaient la « Médiathèque ». Le choix qu’il allait faire là, avant d’aller sur la terrasse, ce choix avec lequel il vivrait les jours prochains impliquait énormément sa vie, ce livre pouvait donner un sens à sa journée, à sa semaine, peut-être aux mois à venir. Il avait appris ici que le Verbe lu pouvait sauver, mais pouvait-il l’aider en lui redonnant l’envie de travailler, pouvait-il le faire prendre au moins une plaque de cuivre et la polir ? En polir une seule serait déjà un miracle en soi… Prendre ce livre-là voulait dire explorer, ouvrir sur, excaver, appréhender un champ neuf en lui.
Il choisit les écrits de Matisse, un peintre pouvait peut-être lui donner une réponse, une clef, la clef d’une petite serrure…. Vouloir une porte, c’était déjà trop.
Il empoigna l’ouvrage et monta les étages. En passant de pièce en pièce, il s’affaira mécaniquement : faire le lit, tapoter l’oreiller rafraîchit par le vent matinal qui s’engouffrait sur son balcon.
Ses gestes, à force d’économie étaient devenus féminins dans leur concision.
Economiser les muscles des bras, éviter les gestes inutiles pour faire ceux qui le guérissaient, ceux de son métier. Il s’arrêta devant ses bureaux encombrés mais exempts de traces de lui.
Depuis bien longtemps, plus de minuscules peaux de vernis recroquevillées vers les pots de crayons, plus de chiffons brunis et sentant le white spirit. Cette vision de son absence physique en ce lieu, loin de le déprimer, lui fit serrer le livre dans son poing et monter plus vite pour rejoindre la terrasse, plus vite il trouverait l’élan en lui plus vite il reviendrait à cet endroit. Il passa sans s’arrêter dans l’atelier des tirages où la presse taille-douce trônait, semblait garder l’espace et le temps. Elle était à elle seule la source de ce qui l’avait mené ici, dans cette maison, et était l’essence de ce qui le composait tout entier en tant qu’être humain, vivant. Encore vivant. Malgré tout vivant.
Pas besoin de s’arrêter dans cette pièce, même quand il ne l’occupait pas, elle était en lui.
L’escalier qui montait au grenier était en béton et les marches inégales étaient hautes et étroites. Il traversa ce qu’il avait aménagé en studio photo et ouvrit la porte vitrée bleue.
La terrasse.L’endroit où il rejoignait l’air et le soleil, sans vis-à-vis, perchée au-dessus des autres toits, elle montrait plus qu’elle ne « donnait sur ». De là-haut on voyait, cerclant l’horizon de bleu marine, la coulée des Cévennes. Au premier plan, des tuiles, des gouttières, des cheminées en pierre, en zinc, en brique rouge, en ciment, et plus loin la basilique, sa vierge verte aux bras ouverts, les pigeons et les corbeaux sur sa couronne , à gauche le cèdre aux branches comme des ondes, au-delà, les collines et une route bordée de cyprès. Le ciel gardait tout cela et les oiseaux par milliers habitaient ce gardien immense.
L’homme posa le livre, alluma une cigarette et arrosa les plantes. La terrasse devenait, le temps de la saison douce, chaude puis brûlante une autre pièce, une extension aérienne de cette maison haute et sombre. Il avait tout en triple à cause de ces 3 étages. Cela amusait les rares élèves qui venaient chez lui pour apprendre les techniques de la taille-douce. Après l’arrosage, il installa des oreillers sur le petit lit en bois et se coucha pour lire.
Alors qu’il lisait la préface, un bruissement de feuilles le fit lever le nez. Lentement, l’homme encore concentré sur les lignes lues mit quelques secondes avant de réaliser que le chat était là.
Le chat, lui, avait vu l’homme au moment exact où il était en l’air, en plein saut.
La bête se rendant compte de son erreur mais ayant déjà les pattes sur le sol frais, s’immobilisa tout net et fixa l’homme.
Très doucement son corps s’abaissa, ses pattes disparurent sous son ventre maigre.
Il s’apprêtait à bondir sur l’autre muret lorsque l’homme leva nettement la tête et le regarda. Le chat, à cet instant s’élança.
Juste derrière lui, l’homme au bras très long le suivait, un livre à la main.
L’homme avait bondit du petit lit, et, avec le livre, il pensa lui donner un bon coup sur le postérieur histoire de lui faire passer l’envie de revenir. Mais ses mains étaient moites sous l’effet du stress, la jaquette de papier glacé lui échappa des mains, le coup ne porta pas et le livre s’envola pour atterrir de l’autre côté du mur, sur le toit des voisins en contrebas de la terrasse.
Le chat avait filé à une vitesse déconcertante et à présent l’homme debout se trouva bien idiot à regarder ce livre ouvert, à quelques mètres de lui, mais sur un toit.
« ..et merde …saloperie de chat…bon sang, quel crétin je fais…comment faire ?.. ».
Pendant un long moment il jaugea les deux hauteurs, celle du muret et celle, de l’autre côté du mur. Il lui faudrait se laisser tomber d’une hauteur de deux mètres. Il se tortillait les doigts et se passait mécaniquement la langue sur les lèvres de façon saccadée.
Le livre avait atterri près d’un vasistas mais pour compléter son malheur les voisins étaient en vacances.
Il posa à terre les pots qui pourraient gêner son retour.
Sans regarder en bas il se mit à plat ventre sur le haut muret et se laissa glisser sur les longues tuiles moussues. Se mettre debout lui sembla impossible. Il tremblait de tous ses membres et ne parvenait pas à contenir ses idées qu'il voyait devant lui, papillons fous. En face, derrière des rideaux de coton blanc crochetés la voisine faisait hurler sa radio de poche, son témoin de Jéhova de mari était absent, elle en profitait pour écouter France Musiques à fond.
Pendant un court instant, il écouta …il s’agissait de la Pathétique de Tchaikowsky…
« … c’est de circonstance – pensa-t-il amèrement ».
Il pesta contre son intrépidité naturelle et irréfléchie, alors que peu à peu ses muscles se tétanisaient. Il avait faim, il n’avait pas mangé depuis la veille, de petites loupiottes blanches dansaient devant ses yeux.
A quatre pattes sur les tuiles arrondies, il se dirigea le plus légèrement possible en direction du livre. Les tuiles jouaient sous son poids et la pente abrupte le terrifiait , ses appuis étaient précaires et soudain il se vit glisser.
Il allait rebrousser chemin mais le livre, presque à sa portée, le fit monter encore. Quand il prit le livre, il souffla très fort. Au moment où il le coinça dans son pantalon, un long miaulement rauque, juste derrière lui, près du vide, le surprit et brutalement le fit esquisser un mouvement de relève. Debout, tremblant, il se retourna. Mais ce geste rapide et torse, lui gonflant les abdominaux, fit retomber le livre lorsque son ventre de nouveau se creusa.
Il sentit contre son pied une chose molle et chaude qui le frôlait, il leva la jambe et se retrouva sur le ventre, la mâchoire contre les tuiles, les pieds dans le vide.
D’abord sensiblement, puis plus nettement, il glissa. Il tenta d’accrocher une tuile, en vain, nulle aspérité ne le retint.
Son ventre et ses côtes lui renvoyaient l’écho physique de la matière. Une tuile, deux, puis trois, ses genoux déjà qui atteignaient la gouttière, il eut un espoir fou, l’image d’un film passa dans son cerveau : s’accrocher au zinc.
Mais ses sens occupés à sa peur, lui figeaient les mains et les bras. La maison lui passait dessous, le livre s’éloignait très vite, l’air coulait partout, autour des pieds, des cuisses, il ne voyait rien, il n’entendait rien qu’une voix lui disant :
« qui saura démonter et remonter la presse sans moi… »
La ruelle en bas l’avait absorbé, de toute part, en son entier, il avait pénétré le macadam et celui-ci l’avait accueilli étroitement en une gifle sèche et granuleuse.
Joue droite contre le sol et cou tendu vers un mur, il était étendu sur le ventre, ne sentant rien de sa posture involontaire, il y avait une idée fragmentée de quelque chose de rèche, d’un état d’appuiement certain près de sa conscience, une sorte d’insist





























































