Huile et encre sur papier .
65 x 50 cm
Ce motif, qui fait référence à un état émotionnel et aux derniers tableaux de Immendorf, retrouve ce grouillement qui est presque un motif réflexe chez moi, lorsque je m'interroge sur l'avenir.
La chaise roulante, le handicap comme corps.
Et la chaise de l'homme traumatisé dans Orange Mécanique, siège porté, siège contre un mur de livres, au son de la 9ème.
Ces stries sont nées dans la série "les monstres" : un motif peint à l'huile, très diluée, l'attente puis le recouvrement du motif par ces traits, le travail premier se fait de loin, rapidement, la reprise de près, le papier juste sous le nez, pour ne pas voir l'ensemble.
Et cela forme une mousse arrondie, des vers, vermiceaux, insectes coulants, une tombe roulante.
Dans les céramiques, ce même désir de viscères dans "forme serpentine", et dans d'autres travaux aussi forcément.
50 x 35 cm - Aquarelle et caséine sur papier coton.
J'étais invitée à dessiner un atelier d'écriture durant un week-end, 2 jours de silence dans un hameau reculé du Vaucluse en compagnies d'écrivains volontaires ...le bonheur.
Il y a sur le blog plusieurs dessins de ce week-end mémorable.
Ce n'était pas tant les personnes que l'espace entre elles qu'elles laissaient qui les définissaient parfaitement. L'animalité en nous, l'instinct de l'air qui doit nous séparer d'Autrui est ce qui me fascine le plus dans un groupe.
80 x 60 cm- Aquarelle et caséine sur papier.
L'Hérault, sa sauvagerie rocailleuse, ses plages miraculeuses, pour nous pauvres artistes, c'est un lieu de paix et de travail ( les touristes bronzants en groupe sont un exotisme pour l'oeil !!).
Versants abruptes, enfants qui jouent à la game boy entre deux baignades, luxe, calme et volupté et blanc.
80 x 60 cm.
Vu de côté, ce motif tué par le blanc, réagit à la lumière de façon inouïe, l'image s'anime, suivant la lumière, exactement comme lorsqu'on est là-bas et que la violence des contre-jour du soleil empêche toute vision nette.
80 x 60 cm. aquarelle et caséine sur papier.
Deux enfants, le mien plutôt menu et un ami, plutôt rondouillard, de dos, assis, jouant chacun avec une game boy, ou la capacité d'isolement dans une nature splendide et appelant, vainement, un regard.
Vue autre, autre angle de lumière, montrant d'aures parties.
65 x 50 cm.
Aquarelle et caséine sur papier.
Portant un tee-shirt trop grand, avec comme motif Frida Khalo, assis sur les WC il joue.
65 x 50 cm.
Seulement rendre les lignes qui me sautent aux yeux, voici une bonne partie de ma recherche de 2004-2005 mise en application.
Oublier que je connais le lieu, le modèle, me focaliser sur la persistence du trait qui existe devant moi.
65 x 50 cm.
Ce carré bleu, vu d'en haut prend un aspect irréel, qu'est-ce ?, que représente donc cette image ?.
J'aime l'idée qu'il faille du temps pour comprendre une image, seul ce mystère appelle le désir de revoir.
65 x 50 cm.
Un ditpyque : je regarde debout mon fils assis sur le canapé qui joue, à gauche il joue, à droite le canapé vide, l'espace nu d'humanité.
65 x 50 cm.
De face, de près, avec par-dessus, en blanc, un texte qui donne une surbrillance lorsqu'on se place de côté, un coup je vois, un coup je ne vois plus la même chose...comme dans la vie, c'est suivant le point de vue.
50 x 30 cm.
prsè de chez nous il y a un mur, contre lequel nous jouons au foot, je faisais du mur pour m'échauffer, mais au tennis, là, ce mur nous a créé cette possibilité inédite.
Et lorsque nous nous arrêtons, il fait des pauses Game boy, et sa silhouette frêle, contre ce mur très haut, avec au-dessus ce bout de basislique chapeau plat, me renvoie à ce village où le calme est encore de mise.
50 x 30 cm.
faire que mes images s'inscrivent dans un temps, c'est utiliser certaines données, certains signes de ce temps, la manette déjà détrônée par les inventions "mains libres" introduisent ces mains d'enfant dans un espace-temps défini et invariablement passé, daté.
50 x 30 cm.
La plage, en partie érodée par les crues d'hiver, violentes, imprévisibles, ravineuses, les mouvements des terres par les vents, les fracas du temps, et l'immuable mot, les phrases qui dans mon esprit viennent pleuvoir sur ces pays loin de toute sagesse.
50 x 30 cm.
Je n'avais jamais vu de telles plages naturelles avant de venir ici, une impression, non une splendeur presque trop grande pour nos yeux et le soleil qui brûle tout contour, toute définition possible du feuillage, de la pierre.
65 x 50 cm.
Voici nos nouveaux vigiles, prolongement désignés de nos quotidiens, elles sont esthétiques ces poubelles, alliant utilité à hiératisme quasi religieux, religion du tout marché, religion du tout récupération.
65 x 50 cm.
telle une cabine de plage bretonne, je la trouve chic, nordique, elle m'envoie à Knock-le-zout direct, et dedans peut-être caché ce cher James Ensor s'enivre de lueurs masquées.
Motif incompréhensible si l'on ne sait pas ce que c'est.
Certaines formes ont cette capacité de donner l'oubli de leur fonction, ils appellent cela le design, moi fonctionnalisme.
2005 - 65 x 50 cm.
Les voeux des éditions fata morgana ce fut ce texte acerbe, cinglant d'Eric Chevillard, et ma découverte ravie de cette écriture savante.
Voici "mon" exemplaire.
50 x 30 cm.
Aquarelle.
Les samedis matins, après avoir déposé mon enfant à l'école primaire, j'allais sur cette colline au printemps.
Tout autour de moi le paysage se développait.
Ici les vignes, des touffes de coquelicots sanglants, les vignes vertes encore rondes, le pli du ciel bleu tendre.
Aquarelle de matin, ensommeillée.
50 x 30 cm.
Je tourne mon regard vers la droite, je vois St-martin de Londres, mais avant lui, les poteaux d'acier zingué, nouveaux pins pointant le défilé des prés, des vignes, puis je ne vois qu'eux qui trouent certains passages, à grands coups de lignes ocre clair.
50 x 30 cm.
Aquarelle et encre.
Je débutais et bien sûr j'avais en tête les iris de V.Van Gogh, j'essayais de comprendre le type de fougue qu'il fallait pour se balancer entièrement dans une touffe de végétation.
Ces fleurs sont absolument mentales.
J'ai après découvert les touffes de Dürer, habitées et ligneuses.
30 x 20 cm.
Se regarder ce n'est pas se voir, c'est lire des bosses et des creux, c'est apréhender son visage comme un pluriel en mouvement.
Je n'ai jamais eu de considérations esthétiques quant au rendu de mes traits, seulement un désir de comprendre...ce qui me paraissait d'une improbable vérité.
50 x 30 cm.
Je faisais un frottage puis j'attendais que le motif apparaîsse. Très souvent venaient des thèmes qui me préoccupaient. Pendant les premières années c'est soit le centre brutal de l'oeuvre en cours, savoir qui j'atais pour regarder autour en ayant plus cette préoccupation ego centrée.
30 x 21 cm.
frottage + encre + aquarelle.
Cheminer en voyant naître le motif, voir monter les personnages, les désirs, construction de l'image simultanée à la construction de l'idée.