16 février 2010

ACTUALITE GRAVURE

J'ai le plaisir d'être invitée par Catherine Gillet, graveur que j'admire,
et ils sont suffisamment rares pour que je la mentionne ici...
 à la 26ème édition du salon annuel du groupe Graver Maintenant :
Salon de l’estampe contemporaine
du jeudi 11 mars au jeudi 15 avril 2010
Vous trouverez tous les renseignements sur le site en cliquant sur Graver Maintenant : artistes, lieu, historique, etc...

• L'exposition à l’Espace Renoir •
27, rue Guy de Maupassant à Rueil-Malmaison - Téléphone : 01 47 51 74 95
du lundi au vendredi de 10h à 20h, le samedi de 10h à 18h et le dimanche de 15h à 18h
(fermeture les 23 et 24 mars)
Vernissage en musique le jeudi 11 mars à 19h30

• "Partita à 6 voix" à l’Ermitage, maison du Père Joseph •
34, boulevard Richelieu, à Rueil-Malmaison - Téléphone : 01 47 52 07 92
du lundi au vendredi de 10h à 20h, le samedi de 10h à 18h et le dimanche de 15h à 18h
(fermeture les 23 et 24 mars)
Vernissage en musique le jeudi 18 mars à 19h30
Site du groupe Graver Maintenant: http://graver.maintenant.free.fr/
Je n'aurais qu'un mot, A L L E Z  - Y ! Enfin si vous le souhaitez...

03 décembre 2009

CROSS L'ENVOI

L'ENVOI.

On dirait un titre de film, mais ça n'en est pas un !

Après 3 mois de préparatifs, 6 mois de réalisations, 7 mois de repos forcé,

j'ai enfin envoyé l'enveloppe... pardon "L'ENVELOPPE" au Guiness Book.

Je devrais recevoir un beau diplôme bientôt. Un diplôme !! Boudiou, ça c'est quelque chose !

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02 novembre 2009

LE MERVEILLEUX METIER DE SAVONNIER

"Dialogue" entre deux exposants (moi et un monsieur) au Salon des arts et du feu de M T près de Toulouse (je n'oserai pas citer le nom du village):

Imaginez : les stands sont installés, la foule (très clairsemée la foule ! plutôt genre défilé de la maison de retraite d'à côté et réunion d'anciens agriculteurs en goguette - après l'apéro de 10 h (du matin!)) s'éparpille, le nez relevé, la bouche ouverte, les lunettes en acier chaussées haut, les charentaises (neuves) surmontées de fines soquettes blanches (enfin grises souvent); une foule béate, bien qu'un peu dépassée par la chaleur peu commune de cette fin octobre (chaleur accentuée par les "spottes" halogènes que certains artisans aiment à disposer tout près de leur marchandise pou appâter l'oeil hagard du chalant désoeuvré), avance dans les allées moquettées de rouge. A ma gauche un vendeur de liqueurs, à ma droite une femme-toupie-girouette-fusée qui s'active de bas en haut, de droite à gauche, entre cigarette à fumer, mobile à répondre, copains à biser, mèche à reformer, sourire à retravailler...sans cesse; une abominable suractive boudinée dans son pantacourt en jean à ourlets ENORMES.

Un environnement que je sais devoir apprivoiser en trois jours.  "T'as payé, t'y es, tu souris et tu te tais " me dis-je docilement (c'est con la docilité !).

De là-bas, du rayon: fin d'allée - "WC" et paravent gracieusement amarré à un panier de basket (c'est une halle des sports) pour cacher la sono - déboule un artisan savonnier (on est dans un salon de la céramique...et le gars n'est même pas fabricant !!). Il s'avance vers moi: l'oeil guilleret (je suis nouvelle, ça se voit tant que ça ??) la barbe grise cerclant son menton-cou (parce qu'il n'y a pas de différence significative entre ces deux parties de son anatomie tonnesque) à la façon d'un collier coincé trop haut vers la bouche ; le sourcil relevé, la moustache drue, le bridge en argent bien présent dans son sourire pâmé ( ça doit être ma présence de novice...) et la bedaine de sous-préfet croqué par Daumier. Le gars (pardon, le monsieur) me lance militairement :

Le monsieur -T'es nouvelle ?

Moi - Oui.

Le monsieur - Tu vas voir, on va rien faire aujourd'hui. Le Vendredi on fait jamais rien....Le Samedi le matin ça bosse pas, l'après-midi c'est mieux...le plus gros du "chiffre" c'est le Dimanche après-midi. Moi, l'an dernier j'ai rien fait jusqu'au Dimanche, mais le Dimanche ça a été la     folie ! 3000 euros en deux heures...Du coup cette année j'ai demandé à une petite de m'aider. Je viens depuis neuf ans. J'habite à une heure. Cette année j'ai fait mon calcul, ça vaut pas le coup de faire la route, alors j'suis à l'hotel. Mais bon c'est compliqué, pour le dîner surtout: j'ai pas droit de manger le "dur", j'ai un anneau gastrique. Alors je dîne pas, ça m'embête j'adore manger. Ma femme travaille de 10h à 19h, alors j'suis tout seul la journée...c'est long. j'aime bien lui préparer des petits plats pour le soir, quand elle revient. Je regarde toutes les émissions à la télé, j'suis fan: préparer des plats, et pis la déco, créer un univers...Y'a pas à dire, la cuisine c'est un Art ...Les journées sont longues, ouais...j'suis pas fabricant, je revends seulement, mais j'suis passionné attention !! sinon ça marche pas, les gens le sentent (c'est le cas de le dire !). Avant, mon fils venait avec moi sur les marchés, il a 23 ans, c'est le plus jeune, là il est parti de la maison, ça fait un vide...on a une grande maison. J'ai trois enfants: deux garçons, une filles, la fille c'est l'aînée, avec elle les relations c'est plus difficile...t'as un enfant ?

Moi - Ou...

Le monsieur - Avec mon fils on avait une relation vachement forte : c'est normal quand on roule la nuit, ça crée des liens !...Enfin, j'espère qu'on va vendre...ici ils sont un peu "space"...c'est drôlement cher les emplacements...mais c'est sympa, j'aime bien venir, je vois des gens, vu que je suis tout seul toute la journée chez moi, vu que ma femme bosse de 10h à 19h...Bon c'était sympa de parler avec toi...Allez, courage hein !!

Fin du dialogue, la sono s'est mise à nous miauler des tartines guadeloupéennes, et des guimauves nanards années 80, mais le pire des nanards années 80 !! (et y'en a eu pas mal : si j'ai bien compté, une bonne cinquantaine...) (ABBA ne figure pas, loin s'en faut dans le lot des nanards..., je dis ça pour Michèle, qui a cru que je considérais ces merveilles dans les mauvais...).

Bref, j'eus avec ce monsieur des "conversations" vraiment enrichissantes, toutes dans la lignée de ce splendide aperçu (entre deux visites ébahies de l'autre maison de retraite du coin et de l'autre maison pour "personnes mentalement défavorisées" du coin). Le secret des Salons (je dis ça pour ceux qui voudraient se lancer dans l'aventure !) c'est de ne jamais dire à l'autre, qui vous tanne pendant deux heures (entre deux courses vers son stand où des clients toujours trop radins, l'attendent) avec les joyeusetés de son existence racontées par le menu...: "VAS T'EN !!!"

Pas mal d'autres "aguerris" sont venus me présenter leurs respects ; je devais avoir l'air d'une Générale de l'Armée de quelque chose pour qu'ils viennent ainsi se faire adouber par ma superbe personne...L'un d'entre eux m'a même glissé ce mot radical: "ce métier...c'est de la merde". La céramique c'est le bonheur en campagne, en somme.

Heureusement que j'suis pas céramiste !!

La morale de l'histoire: j'ai rien vendu DU TOUT, lui a fait un chiffre dantesque ; et, à chaque fois qu'il passait devant mon stand avec sa démarche élastique de boule de chewing-gum rond, il m'envoyait un regard de cocker abandonné qui disait bien le fond de sa pensée (retenue puissamment par son anneau gastrique): Il faut vendre des savons dans un Salon de la céramique, tout le monde sait cela !!

A bons entendeurs.

INFO très importante celle-ci ( et beaucoup plus sérieuse)  : j'ai envoyé le dossier au Livre des Records, après "adoubement" (un vrai celui-ci, mais beaucoup plus cher) d'un huissier (plié en deux devant la nature de mon record: la justice ne respecte plus rien...)

01 septembre 2009

COUP DE COEUR

Je n'ai pas pour habitude de déverser ici mes petites trouvailles heureuses, mais je vais faire une exception.

Dans la colonne de droite découvrez une voix, un son de guitare aux accents hard flirtant avec un texte blues ... une prose très noire et étonnante je trouve. Je veux, pour une fois, partager mon COUP DE COEUR pour cet encore mé-connu, qui ose l'écran noir alors que tant d'autres nous vomissent leur pseudo dadaïsme cheap à la télé ... A ECOUTER !!!

Le morceau s'intitule TORCH. Le nom du compositeur et interprète: ACIDE.

http://www.youtube.com/watch?v=t1TIH7hks3I

02 août 2009

VIDEO de CROSS à l'expo (4,15)

CROSS

Musique Erik Satie.

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Commentaires ouverts !

12 juillet 2009

BONJOUR

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Bonjour,
Soyez les bienvenus sur mon blog-boutique
Vous pouvez voir plus de 1500 images sur ce blog.
J'ai classé mes travaux par médiums, dans la colonne de droite.
Toutes les images présentes sont à vendre, et le remaniement du blog est en cours pour en faire une vraie boutique.

J'utilise l’écriture depuis que je sais tenir un crayon, le dessin et la photographie  depuis 1992,

La peinture et la sculpture depuis 1993,

Le monotype et la gravure depuis 1997,

Et la céramique et la mise en espace depuis 2001.

Je ne pratique plus la gravure depuis 2006, il m'a semblé arriver au bout de quelque chose, et l'ennui me gagne dès que je dois faire acte de répétition par souci d'intérêt, mes gravures sont donc très rares puisqu'éditées à peu d'exemplaires. Je précise que j'ai toujours imprimé tous mes travaux et réalisé pas mal d'essais qui ne sont pas forcément en photo.

Au total je crois avoir quelques 4.000 travaux classés et stockés.

Vous pouvez voir et acquérir des gravures et des livres d'artiste chez Lettres & Images, passage Vivienne à Paris et des livres d'artiste« Bonnes Nouvelles » à Grenoble, cf NOTES RECENTES  et ARCHIVES  "CE QUI S'EST PASSE ... "et« LIENS »).

Le fond noir du blog est pour la meilleure visibilté des blancs.

je vous souhaite une bonne visite,

AVd

avanier.d@orange.fr

18 novembre 2008

CE QUI S'EST PASSE JUSQU'A MAINTENANT

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profil dans mon empreinte travaillée sur photoshop. 21x29,7 cm 1999. rèf pde001 - prix 120 euros

Née le 30 Janvier, en 1967.

 Je vis et travaille à Aniane, dans l'Hérault depuis 10 ans.

Ecole du Louvre, Paris ( 1984 )

Atelier Alma, Lyon, pour la gravure ( 1997 )-

Suite dans le fichier joint ICI

07 avril 2008

ALBUM CARNETS

Vous pouvez voir le début de l'ALBUM PHOTOS nommé CARNETS.

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27 mars 2008

PEINTURES JANV 08

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-10 ans - A 4 mains - 65 x 50 cm huile sur papier.
Peintures visibles dans "l'ALBUM PHOTO Peintures".

26 mars 2008

ALBUMS PHOTOS, peintures nouvelles

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                              French Club - 116 x 61 cm - Huile et collages sur papier marouflé sur toile.

Retrouvez toutes les peintures dans l'ALBUM PEINTURES...logique.

24 mars 2008

PEINTURES DECEMBRE 2007

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                                         Corne d'amoindrance - 130 x 81 cm - Huile et cire sur toile

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Bombé - collages et huile sur papier 31 x 21 cm
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22 mars 2008

PEINTURES NOV 07

  
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Quelques nouveautés sont à regarder dans l’Album Peintures, Collages.

21 mars 2008

PEINTURES ETE 07

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Pour mon retour vers la peinture, j’avais envie de douce ironie, sans cynisme, de rire, sans moquerie, de montrer, sans omettre. ( Ah ...dans le désordre : Snoopy, Hogarth, Daumier, Félicien Rops, Avoine, Colette, Sempé, Roland Topor…) Je voulais peindre ce que je vois aujourd’hui, en connaissant ce qui a été peint ( et comment cela a été peint ) hier.
Je devais utiliser des images efficaces, des mots utiles, dans tous les sens du terme.

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IM, vit dans les tableaux, il avait pour amis le lapin de Koons, l’écureuil de Cattelan, le requin de Hirst

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20 mars 2008

VUES INTERIEURES

Lors d'une visite à l'atelier, une personne m'a fait remarquer que mon blog, au demeurant très beau... a t-elle précisé, ne reflétait en rien l'atmosphère de ma maison-atelier ...et cette personne avait raison.

Vous trouverez à droite un nouvel ALBUM PHOTO, il se nomme VUES INTERIEURES.

Il n'y a que des photos de cette drôle d'habitation en hauteur où je vis et travaille depuis bientôt 8 ans, vous pourrez ainsi voir l'entière possession que j'ai de mon espace territorial, et de ce que je veux que vous voyiez...

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19 février 2008

VERS - LIVRE UNIQUE textué

        

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 Boîtier mural-( 52 cm )- 2005- 4 mugs empilés écrivant le mot VERS ascentionnellement, mugs traversés par un phylactère de cuivre en bandes. Le texte est écrit à la pointe sèche sur la "porte" du boîtier ainsi que sur la plaque du fond, mais sur le fond il est écrit ascentionnellement et à la peinture à l'huile blanche. PIECE UNIQUE - Texte écrit le24/05/06.
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15 janvier 2008

UN JOUR - TEXTE ET IMAGES

       « Un jour ». Série de 3 plaques imprimées conjointement. 32 états successifs. En tout, 62 estampes. Eau- forte, pointe sèche, aquatinte et mezzotinte. Réalisées de 2001 à 2004. Numérotées à gauche et annotées au dos. Série montrée en long, de la fin au début et inversement. C'est en tout cas un aventure assez inouïe, qui aura duré 4 années, j'espère qu'un jour je verrai cette série, longue de 32 mètres, sur un beau mur blanc, ni trop lisse, ni trop rugueux !!. Voici le texte annoté sous chaque estampe, bon voyage !. ( Si vous souhaitez voir la série en défilé, image après image, rendez-vous dans l'album GRAVURES série UN JOUR.

Parfois, je voudrais qu’il n’y ait rien /  

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Je voudrais me réveiller dans un espace sans nom /
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et l’ouvrir comme cela. / 

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                                                                Je veux /

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                                                                        qu’il soit /

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ouvert, /

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                                           qu’apparaisse le paysage que j’aime /

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                                                      ses collines lointaines /

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                                                                    ses courbes pleines. /

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                                                 Je veux un chemin vierge, /

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                                       que je halebarderai de mots nus, /

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                                      au creux d’horizons, en haut d’abîmes./

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                                     Et cela n’aura plus rien d’un paysage…/

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                                                    ce seront de ondes…/

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                                                    traçant des mêlées /

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transpercées aussi /
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                                                 par des rythmes hérissés /

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dans de pâles grottes phrasées /
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                                              empalant , par strates /

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                                                               par marées /

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                                                             par flux /

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                                               par chapes gazeuses /

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                                                             les brumes /

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                                         d’un printemps. Ce sera /

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                                                          le matin. /

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                                                Une impression d’altitude /

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                                                et de transparence. /

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                                        Ce sera, signifié, les hauts et les bas, /

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                                           le drapeau altier de mes terres roses /

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                                                   d’où surgira le trésor, /

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                                                       l’étendard vertigineux /

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                                             des mots. D’un jour de mots.

Série que vous pouvez regarder en écoutant un morceau de musique de Mr Dusapin, ou bien peut-être un morceau pour piano de Philip Glass...Ligeti aussi fonctionne bien. 

 A.Vanier-drüssel

09 janvier 2008

GRAVURES

Lorsque j’ai débuté cette technique, je ne connaissais ni les travaux des anciens ni ceux des contemporains. Je suis donc venue à la gravure avec mon vocabulaire propre, avec ma mise en page, jugée très serrée d’ailleurs (je ne suis toujours pas une fan des grands blancs autour du passage de la plaque, je trouve que cela n’apporte rien d’exceptionnel et fait souvent flotter un motif pauvre dans un espace invoulu ) et avec des images que je voulais faire, parce que je les voyais avec ces noirs-là, ce relief-là.

Sans presse taille-douce pendant un an j’ai naturellement adopté le monotype ( tirages à la poignée de porte…écrivez-moi pour les techniques, donner des petits trucs est toujours un plaisir ) et exprimé par ce moyen ce que je vivais alors…et qui méritait des noirs intenses. 

Dans les ALBUMS PHOTOS des séries de gravures, j’ai ordonné les images en suivant une ligne personnelle, la chronologie n’est pas très importante, je fonctionne par association d’idées, de lambeaux d’images générées soient par le « spectacle du monde » -offert par la TV, le cinéma, mes lectures, soit par les évènements de ma vie et aussi, il faut bien le dire, par les sons, puisque la musique accompagne mes journées.

Eisenstein peut donc s’associer à Rembrandt, toucher Penckimpah, qui va frôler Sibelius ou Glass, arracher un bout du mois d’Octobre 98 de ma vie, venir achopper sur le Semeur de Bacon pour aboutir à des traits sur une plaque pour la série LEMOTS.

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J’assume l’aspect illogique de cette mise en diaporama, j’assume le plaisir inouï et la douleur aussi de larguer sur cet écran gelé des centaines d’images qui ne vivent qu’en les palpant…Je mise sur votre intelligence de spectateur, conscient de sa chance de posséder un outil devant lequel l'Homo Sapiens pleurerait d'envie !, pour ne pas vous contenter de la surface et pour sans cesse approfondir ce qu'il voit de prime abord sur ce simple blog.

Le noir peu à peu a disparu de mes gravures, j'en avais assez de cet aspect sombre, virtuose visible, facilité à faire tomber le spectateur dans les affres de la pensée sinistre, et je voulais être fière du côté "fille", rose, pâleur, douceur, rondeur. Le blanc peu à peu, essai après essai, est venu tuer le sombre, la sentimentalité dangereuse, pour donner une matière souple à l'oeil et très sensuelle.

J'aime les épreuves uniques, simplement parce que j'ai toujours imprimé tous les tirages indiqués, c'est aussi une façon de forcer ma confiance en ma production future, en ma capacité de renouvellement, si je ne me renouvelle pas c'est que je ne suis pas digne de rester dans les annales, voilà tout. Il n'y a rien, hormis ceci, à forcer.

Les papiers: ah les papiers, mon préféré c'est le Hanehmülhe, soyeux, fibres longues, reprenant sa forme avec justesse, acceptant la torture des états mous de l'humidité...et les japons, très fins, vraiment très fins, si fins que pour prendre une feuille il faut la rapidité et la dextérité de l'aigle, sinon, le papier est déjà sec.

En gravure je n'aime que les difficultés, les paris impossibles, les techniques lourdes, ce qui peut apporter quelque chose, répéter m'ennuie, et si je m'ennuie en faisant ce que j'aime je ne vois pas comment une autre personne peut s'amuser en regardant !.

Le métal : LE CUIVRE, blond, chaleureux, rond. Je suis sensible au travail de ce minerai rare, souple,  son passage sous les rouleaux énormes, pour confectionner les bandes ...c'est physique je ne peux graver que sur lui, les autres me paraîssent frigides et stériles. La tactilité est une chose très forte en gravure, puisque tout en "visible" du bout des doigts pour un graveur...je suis une ancienne très myope, des ancêtres aveugles peut-être ...j'ai le goût de la tactilité donc.

A présent je connais les anciens et mes contemporains et je ne vois aucune frontière, la mort n’existe pas en Art, le film est continu et immortel, c’est ce qu’avait compris et dénoué Malraux.

Aujourd'hui, après 2.000 tirages réalisés en 8 ans, mon oeuvre gravé attend d'être vue, mon bras droit lui m'a lâché peu à peu et je ne pratique plus cet art que j'espère avoir aimé pour lui, et non pour moi.

La technique ne signifie rien, le temps passé sur une plaque non plus, de très lentes et appliquées horreurs naissent tous les jours et encore trop de graveurs vous disent le temps passé pour vous émouvoir et vous impressionner. Je n'ai jamais aimé ni l'artisanat souffreteux ni le travail scolairement rabâché.

ETE 08

 

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08 janvier 2008

CARNETS + CROQUIS LE TEXTE

La série des gravures, le cercueil et le livre d'artiste mural unique se trouvent dans l'album "GRAVURES CA+CR " et "LIVRES UNIQUES".

Le texte ci-dessous est le texte écrit et répété, scandé à l'eau-forte durant 14 états.

Mezzotinte à mort. 1ère étape, commencée le 17 Juin 2001.

« L’équilibre est chose angéline, l’humain lui est étranger. Comment donner au matériel du spirituel. Surpasse les mâitres sinon rien. Etre un artiste complet, non pas le plus complet mais LE complet. Etre humaniste. Répondre aux questions de mon temps. Leur dire d’arrêter de graver, comme Immendorf leur intima l’ordre d’arrêter de peindre. Ne pas gaspiller ma vie. Je ne cherche pas à arriver, je souhaite arriver à chercher. L’âge, le temps donne la mémoire du juste, le mot alors restitue la complexité du vivant. Ma vie est si chaotique. Je crois que l’homme est amoureux de sa tragédie… 04/07- Mon fils a eu quatre ans avant hier. Ier tirage des pictogrammes. Tâche énorme, prométéhéenne. Ils me regarderont à la loupe, ils me décortiqueront, comme j’aurais décortiqué leur monde. Le 02/07/01 – Je suis morte étouffée, empalée, pendue, ouverte vive. Je suis le serpent qui se mange la queue, l’avaleuse éternelle de ma vie. Les sources de mon Art sont dans ma cohérence primitive. J’ai voulu mourir en voulant vivre, mais je suis morte à vouloir vivre, maintenant que je ne veux plus vivre, je vis vraiment. L’IMAGE NE  SERT A  RIEN SI  ELLE NE SERT A RIEN. 14/07 – ma vie me parle de ma mort quotidiennement. Je laisse le vide mourir de lui-même et renaîs. Chaque jour j’éspère que mon cœur revivra aux traits du monde, s’en gavera et me laissera le soir, anéantie, prête à re-mourir pour revivre le lendemain. Juste le trait parfois sauve la vie. Les pierres crient ECOUTEZ !!!. Je vais trouver le trait qui érode, croyez-moi, je vias le capter et le restituerai, mais il sera indéchiffrable pour mes contemporains, forcément !. Antonin je te lègue tout, absolument tout, tout ce que je n’aurais pas détruit  avant !. 15h02 06 sept 2001- vouloir les choses. «  La connaissance ne nuit pas et je crois que l’on transgresse d’autant plus aisément les lois qu’on les connaît mieux » - Matisse. Je travaille sur le souvenir, la mémoire, mon souvenir, forcément intime et personnel des choses. La mer est loin à présent, mais j’ai gardé en moi son mouvement, son incroyable opiniâtreté à refaire sans cesse le même trajet. Je monte, je descends » . AVD 2001-  1ère feuille carnet imprimé.

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INTERVALLES ET STATIONS TEXTES ET IMAGES

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Au sujet d’ «  I ntervalles  et  S tations  » , Livre mural édité à 10 ex + 1 ea, 23 tirages , encre blanche sur papier Japon 40 grs. Ne me restent que deux exemplaires.

Si il m’est si difficile de raconter la genèse d’un livre, c’est parce qu’il se tient par des milliers de fils invisibles dans mon esprit. Comment dire  chacun de ces fils ?, Au mieux puis-je vous écrire ceux-ci : En 2001 j’ai installé dans ma voiture un petit carnet quadrillé mesurant 14 cm x 10,5 cm. ( depuis 10 ans j’utilise ces carnets qui me suivent partout ).   Depuis 5 ans mon regard est arrêté chaque jour par la même ligne d’horizon montagneuse, qui crante le lointain de bleu de Prusse. Depuis  5  ans  je  roule  sur  les  mêmes  routes,  j’empreinte les mêmes chemins, me penche dans les mêmes virages, observe les 4 saisons des mêmes lieux. C’est  sans  aucun doute le fil le plus épais que celui de la répétition qui fait  se  creuser  le  sillon  de  ma  mémoire,  que  celui  qui  voit cette réfection constante du monde autour de moi, depuis 5 ans. Je roule sur cette départementale 32 pour aller chercher mon enfant à l’école, puis l’y ramener, quoi de plus banal que ces allers-retours qui sont comme un ronron sans fin ni début. Et  pourtant  c’est  ce  qui aura aiguisé en moi la part contemplative. Peu à peu, jour après jour, trajet après trajet, je suis parvenue à tuer mon dégoût de cette route monotone, en adoptant une autre posture mentale.  Ce qui m’entoure alors, là où vont mes yeux, tout, de la lumière qui semble balancer  dispendieusement  une étoffe  de  vie  sur  ces  panoramas  qui  sont devenus  mon  quotidien visuel, jusqu’aux dénivelés étourdissants qui passent sous  ma  voiture docile, qui roule sans savoir, tout aura contribué à mon désir de noter la spécificité de chaque courbe, de chaque plein de colline, de chaque nuance de gris sur les massifs, de chaque torsade de bitume, de chaque contre-courbe  de  ce  même bitume. Noter  toutes  les  chairs  possibles de cette D32 pleine. Faire un livre, le concevoir est chez moi l’ultime marque d’une nécessité qui agit  comme  une  atroce  démangeaison  irrésisitible,  parce que je sais que je dois  le  faire et  que  c’est là  la  pierre  angulaire qui deviendra une référence d’appui  pour  mon  intime  suite  et  que  cette référence, je  ne  pourrais  m’y soustraire, l’ayant fondée moi-même. Ainsi  «  Intervalles et  Stations  », tout comme  «  T R O P H E E S » revêt  l’importance  que  je  lui  accorde  quant à ce qui fut avant, et quant à ce qui sera après. Faire ce livre, prendre des plaques, reprendre les carnets de croquis, sélectionner les plus justes, décider du format des tirages à venir ( pour « I et S », j’ai conservé le format des carnets )  choisir  le  papier,  décider  de l’illisibilité  du  colophon,  trouver  la personne apte à reproduire mon schéma pour  en  faire  un boîtier solide ( «  I et S » pèse 4 Kgs ) tout  autant que beau, c’est toujours risquer de tomber.   Le trac alors me tient, me recroqueville et seule cette démangeaison atroce, seule  l’irritation  de  cette  colère  dûe  justement  à  cette chose qui me gratte mentalement me fait sortir du trac et attire mes mains. Une route, sa répétition auront donc suffit à faire «  I et S », tout le reste, tous  les  autres  fils  sont  bien  trop  serrés  pour  que  j’en  puisse sortir un et l’examiner… c’est  la  pelote  qui est trop grosse ou l’examinatrice qui préfère s’atteler  à  la  suite  des  évènements. C’est ce qui vient après qui peut encore mieux faire comprendre l’avant.

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N°1- Vendredi 18 Juin- 16h05

« Il y a des jours sous forme de rêves, des jours où seul le vent, l’air sur ma peau, une certaine musique, certains sons, une certaine allure en voiture me font sentir un espace ignoré les autres jours, où comme dans un songe éveillé, je vois les gens mais ils ne me voient pas, où la lumière sur ma peau ne chauffe pas ma peau mais mon cœur. Je ne sais pas ces jours-là si je vis ou bien si je suis morte il y a longtemps mais rien ne me touche, tout me pénètre et me traverse, les ryhtmes, les images : je suis debout dans un tableau immense et profond, mais je n’y fait pas corps- Etrangeté ».

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                                                         N°2-Vendredi 07 Mai 2004 –16h11 « Semaine toute molle, dégonflée je suis- Course de nuages dans le ciel, je ne vois que cela d’authentique ; envie profonde de solitude jusqu’en Juin ».

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                                                   N°3- Vendredi 21 Mai- 16h09
« J’arrive de plus en plus tôt…c’est, non pas un lapsus mais un acte, une portée révélatrice vers ici, sur cette place de gravier jaune pâle, nue, laissée nue pour s’y garer, pour y attendre. Ici plus qu’ailleurs on attend au son des pensées libres des enfants-oiseaux prisonniers qui s’évadent de ces murs, aux comptines collées, aux alphabets dépliés, en volant ». « Il me semble que les deux arbres d’en face sont morts".

 

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                                                                  N°4-Mardi 18 Mai- 16h11 « Les vertèbres de la route, baleines piquées droites, rigides, hérissées, se tenant la main. L’articulation des routes. Une belle courbe de route, c’est comme un joli dos, cela donne avec la paume de la main, le désir de toucher. L’odeur du bitume fondant. Cette roche écartée en sang à droite, jaune et sèche à gauche que l’homme a ébahi et que mon esprit s’acharne à voir refermée. »

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                                                    N°5-Mardi 11 Mai-16h010

« Comme j’aime lorsque je plonge dans le travail, comme c’est bon. Je lis une très bonne bio de Gérard de Nerval. Presque terminé le motif du pont du diable sur le paravent. Me reste à aller dessiner sur place plus précisément pour les panneaux gauche et milieu. J’ai envie de faire exploser le motif, mais je ne sais pas encore comment. J’ai écris à l’huile écrue sur le « triptyque des nains ». »

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                                                                    N°6- Lundi 14 Juin

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                                                             N°7- Mardi 15 Juin- 16h09

« Lorsque la nature en aura soupé de nous, elle fera table rase de notre prétentieuse petitesse ».

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                                                   N°8- Mardi 05 Octobre – 16h10

« Ciel gris moyen- Plombé vers l’horizon- Les apparences sont souvent trompeuses…et je sais de quoi je parle…le  philactère infini… ».

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                                                                N°9 – Samedi 11 Décembre – 

   En allant chez les keh à Fambetou- « Le ciel entamé ».

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                                      N°10 – Jeudi 13  janvier 2005 – 9h17.        

« le fantasme de la bonne humeur permanente distribuée par la télévsion, est plus qu’une erreur, c’est un non-sens ».

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                                                    N°11- Vendredi 15 Octobre- 16h07

« Début du froid- Le ciel, son glissement, nos glissements souverains, les hommes ne regardent plus le ciel, est-ce qu’ils ne cherchent plus rien ?. »

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                                                                N°12- Mardi  09 Novembre – 16h07

« Dans le ciel anthracite de Saint-Martin de Londres, un groupe de moineaux joue à l’escadron d’avions de chasse, ils forment un nuage compact, comme un ban de poissons ».

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                                                 N°13 – Mardi 14 décembre 2005 – 16h05

                                                         « le ciel est magnifique ».

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                                                    N°14- Vendredi 01 Octobre- 16h05

       « Avoir c’est renoncer. La photo, la peinture – Filtres silencieux – Se taire, me taire »

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                                                         N°15- Mardi 08 Juin- 16h08 « Chaleur terrible- Couloir de vent- -Maquettes  reprisent, reprisées, relookées, corrigées, améliorées…me restent 16 jours à moi. Glander va me demander un temps d’adaptation ».

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                                                              N°16- Vendredi 7 Mai- 16h11

« Juillet plein d’Antonin, et Août totalement vide, dures extrêmes. Avant cela ne me faire QUE plaisir. Le paravent avance, il sera très beau ».

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                                                          N°17-Vendredi 21 Mai – 16h09 

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                                                                     N°18- Mardi 15 Juin-16h15

« Trop chaud- Me suis garée sous l’arbre mourant, qui malgré une ombre dentelée et très ajourée tisse au-dessus de la voiture une ombre espagnole, mantillée de noir ».

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                                              N°19 – Vendredi 03 Septembre- 16h15

« De nouveau, je reprends ce carnet, mais je change de lieu, je ne fais plus face aux arbres rabougris, je regarde un long bâtiment bas et abrité de mûriers jeunes plantés tous les 20 pas ».

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                                                           N° 20- Jeudi 09 Septembre- 11h49

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                                                           N° 21

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                                                       N°22 – Mardi 05 Octobre- 16h15                                                                                     « la forme serait-elle si déterminée que cela par l’heure ?, …Oui. »

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                                                            N°23- Mardi 28 Septembre – 15h48

« Jeux dans la cour : traverser une rivière invisible- Je me souviens tous ces jeux de cour pour nous « défouler ».  Les cris des autres enfants, les ordres de la maîtresse, la fièvre ambiante, des pleurs, tant d’agitation brusque. Je n’aimais pas cela, cette obligation à dépasser des limites, à franchir des obstacles « imaginaires », je sentais que je devais garder des forces… !et les maîtresses qui ne cachaient pas leurs préférences !.

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Les Intervalles sont toute la première partie du livre, dans laquelle je roule, puis les Stations sont, logiquement ces moments où j'arrive et pendant lesquels je dessine ou bien fait le point sur les en cours dans mon activité.

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 cf photos du livre  dans l'Album Livres d'artiste muraux
Un exemplaire d'I et S se trouve à la Galerie Bonnes Nouvelles à Grenoble.

17 novembre 2007

ACQUERIR

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La plupart des travaux que vous verrez ici n'ont jamais été exposés. Pour acquérir un de mes travaux, c'est simple, vous m'écrivez à mon adresse mèl  avanier.d@orange.fr en me précisant l'image qui vous intéresse, et je vous recontacte. Au préalable sachez que je pratique à l'atelier les mêmes prix que dans les galeries dans lesquelles j'ai des oeuvres en dépôt, que tous les prix comprennent l'envoi, hormis bien sûr les livres uniques lourds qui eux, demandent un transport plus attentif que celui, fourni par La Poste et que bien sûr cet envoi est accompagné d'une facture avec photo de l'oeuvre acquise ( Maison des Artistes ).

Mes gravures sont toutes des pièces uniques, je fais soit des tirages uniques, soit de 2 à 4 tirages avec papier et encre différents.

à bientôt peut-être.

Anne Vanier-drüssel

 

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13 novembre 2007

LE MYSTERE TEXTE ET GRAVURES

La plaque de gauche ( décompte en vert) me servait à compter, celle

de droite ( décomptée en bleue ) à raconter, une ligne par état.

Les questions que je me posais : jusqu'à quel chiffre irai-je sur la

plaque de gauche et pourrai-je écrire toute la nouvelle sur celle de

droite?.

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1- plaque autoportrait.1er état- Nouvelle «  le mystère ».  7 à 57  

 

 

 

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2- Une jeune femme est en voiture, elle revient d’une ville où elle a déposé son fils.  58 à 108

Début du geste  1.

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3- A l’école. Elle est divorcée, mais son fils vit chez son ex-mari, depuis plus d’un an.  109 à 160 . g 2
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4- Pendant ce trajet de retour, elle décide d’aller dormir près de la rivière.  161 à 206. g 3

 

 

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5- Il fait très beau, temps de fin Juin dans le sud, elle écoute la radio très fort.  207 à 243. g 4

 

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6- Près de l’eau courante, sur les cailloux, les deux femmes, hier déjà là, sont installées à la même

 place.  244 à 282. g 5

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7- Elle va prendre « sa » place, étale sa serviette sur les roches plates, s’allonge. Elle voud- 283 à

 

316 . g 6

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8- -rait s’endormir mais elle se met à pleurer. Le soleil brûle déjà. Ses larmes braises coulent ? Elle

ferme les yeux.  317 à 340. g 7

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9-  Elle essaie d’oublier. Oublier ce mal qui la dévaste tous les 15 jours.  341 à 364. g 8

 

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10- Quand elle doit laisser son fils. Absence de haine. Une énorme..  365 à 382. g 9

 

 

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11- fatigue de tout, de tous. Mourir peut-être serait la solution. Ici tant de beauté, contraste de ces

 beautés.  383 à 396.  g 10

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12- Le bruit de l’eau sur les galets, les traces du vent dans les feuillages, le soleil.  397 à 404. g 11

 

 

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13- L’extrème beauté même lui est douleur. Rester là, sans bouger. 405 à 423 . g 12

 

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14- se vider soi pour faire corps à ces éléments. Oublier, occulter lui est impossible..424 à 443. g 13

 

 

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15- même en le voulant. Dormir ?. les larmes rentrent dans ses oreilles. Elle regarde.. 444 à 461. g 14

 

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 16- le ciel. Une buse tourne et cherche. Elle ferme les yeux. La cha.. 462 à 475. g 15

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17- leur tombe, tissu dense qui s’incorpore aux pierres, les polit. La femme pense, voit des
 images. 476 à 489. g 16
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18- L’enfant dans tous ses états passés. Amour si lourd de l’enfant, douleur dans son ventre, vide de
 cet ancie.. 490 à 504. g 17
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19- …n plein. Lumière noire de cette douleur qui la perce, l’éventre au soleil.  505 à 518. g 18
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20-   Elle s’évide ..à chaque image, laisse cet amour la crever. Après il se passera qu.. 519 à 530. g 19
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21-…elque chose.Le temps s’effondre,elle ne bouge plus. Les deux femmes vont partir.531 à 539.g 20
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22-  Elles s’étonnent de la parfaite immobilité de la jeune femme, puis s’en vont.540 à 548. g 21
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23-  le lendemain, elles reviennent. La jeune femme est là…toujours… 549 à 555. g 22
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24-  …là. Apeurées, elles s’approchent néammoins. La jeune femme est… 556 à 560. g 23
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25-   …morte. Elles appellent la police qui ne peut… 561 à 565. g 24
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26-  …expliquer ce décès, cette mort subite.… 566 à 569. g 25
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27-  Une enquête est menée à la hâte. Mais c’est une morte inconnue.570 à 572. g 26
Début du temps
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28a- Les deux femmes sont tristes, elles ignorent pourquoi… 573 à 574. g 27
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temps 1
29b- Elles décident d’écourter leurs vacances. 575. g 28
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  temps 2
30-  restée seule, près de la rivière l…576. g 28 1/2 
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 temps 3
31- ..a jeune femme vole au ras de…577 . g 29 
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 temps 4
32- ..l’eau. Désormais libre…578. g 30
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 33-  Désormais encore prisonnière…579. g 31
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 34- ..l’éxil de son temps…580. g 32 
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 temps 7
35- …qui s’effrenait…581. g 33-
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 36- ..est le…582 . g 34- 
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37- …MYSTERE.583. g 35 –
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 temps 10
38- Le mystère démystifié 5(8)3- 5+3= 8. 8-1= 7. Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. .g 35= 8.

             TEMPS = 8, forme le sablier. Mon temps commençait à 7 (8-1(10=1)).
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 Le début est égal à la fin. La boucle est bouclée.

pour regarder la série en défilé, cliquer sur l'album correspondant puis activer le

diaporama en mode très rapide....bon film.

LE TERRITOIRE IMAGES

Il y 12 images dans cette série. Vous pouvez les voir dans  l'albums photos GRAVURES série

TERRITOIRE+ASYMPTOTE.

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La série de gravures se poursuit jusqu'à ce que toutes les pages atteignent « l'égalité ».

C'est ici la première fois que ce désir d'inverser la fin et le début est arrivée dans mes

images. La suite de la série du Territoire se nomme l'Asymptote...vite à vos dictionnaires !.

Vous verrez que l'espace entre les deux lignes des plaques découpées puis réunies à

nouveau sous la presse taille-douce n'a pas pu être aboli, ce qui rejoint ma pensée: le destin

de Soi et à fortiori de l'Autre reste une énigme, et cet espace nécessaire à la liberté de

chacun est le lieu où s’engouffrent nos questions sur le Lien, le sens de notre Incarnation ici-

bas.

30 octobre 2007

TROPHEES en IMAGES

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  Livre d'artiste mural, édité en 2004, à 8 exemplaires + 1 épreuve d'artiste. 10 pages texte, 10 eaux-fortes imprimées blanc sur blanc , socle mural et boîtier en plexiglas. Ne me restent que deux exemplaires.

Ecrit en 2002, d'une seule traite, en un matin, j'ai mis longtemps à oser en faire mon premier livre d'artiste, seul le désir de faire lire ce texte  était là. C'est plus tard encore que j'ai décidé d'en faire un livre d'artiste...pas du tout mural, mais quand l'un de mes fidèles collectionneurs m'a dit ne plus acheter de livres d'artistes, parce qu'il ne jouissait plus des images ni des textes, confinés dans sa bibliothèque, cela a provoqué ma colère, mon désarroi...il me fallait reconquérir cet homme aux plaisirs du livre d'artiste, mais celui-ci se devait de combler son attente, qu'il soit lisible sans être touché, visible sans que des pages soient tournées...d'un dépit, d'une rage sont nés tous mes bébés muraux...depuis lors, la colère me signifie toujours une raison de m'arrêter et de réfléchir.

Puis un jour j'ai voulu mettre des images sur ces mots crus et violents, sans que cela soit des illustrations. En 2004 les 8 livres étaient réalisés. La chose une fois faite me rend toujours muette, je n'ai rien à en dire, il est fait pour être aux autres, je tourne mon regard vers demain, vers ce que je ne sais pas....

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Page 2-ill2

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L'écusson contenant le coffret et le livre. Il suffit d'intercaler une des gravures ou bien une page texte entre le livre et le coffret plexiglas pour profiter chaque jour de l'ouvrage.

 

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Le livre hors de son coffret
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Le coffret contenant le livre
Un des TROPHEES est visible à la Galerie-Libraire Lettres &  Images, sous la galerie Vivienne à Paris, un autre exemplaire est à Grenoble, chez  Bonnes Nouvelles ( cf liens)
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 CopyrightFrance.com

09 octobre 2007

PHOTOS

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(toutes les photos sont de Anne Vanier-drüssel)

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